Abilio Diniz veut monter au capital de Carrefour - Capital.fr

Abilio Diniz veut monter au capital de Carrefour   - Capital.fr

De la boulangerie familiale à la chaîne de supermarchés GPA

Pour faire progresser le Grupo Pão de Açúcar, Abilio Diniz (Découvrir le site Capital.fr de Abilio Diniz) a pris exemple sur le succès de Carrefour, dont il a connu les créateurs dans les années 70. À la fin des années 50, son père prend conscience que le commerce écrira son avenir dans les grandes surfaces. Sur un boulevard fréquenté de Sao Paulo, son père ouvre sa toute première boulangerie. A la toute fin des années 1950, Abilio Diniz crée avec son père le tout 1er libre-service du groupe. Une dizaine d’années plus tard, le groupe GPA compte 1 400 salariés et quarante supermarchés.

Abilio Diniz a vu le jour en 1936 à São Paulo au Brésil. Les mioches du quartier où il vit le considèrent comme souffre-douleur dans sa jeunesse. s’est entrainé aux arts martiaux afin de ne plus être une tête de turc. En Amérique du Nord, Abilio Diniz entend continuer ses études en économie.

Mi-2015, Péninsula détient 12% du capital de la branche brésilienne de Carrefour. A travers Peninsula, Abilio Diniz siège désormais au conseil d’administration. La société d'investissement multiplie par 2 sa prise d'actions dans le capital de Carrefour France. Avec 5,07% des parts, elle devient le quatrième porteur de parts de Carrefour. Abilio Diniz consacre son temps à BRF et recherche de nouvelles opportunités d’investissement depuis son retrait de GPA. Peninsula, le fonds d'investissement créé par la famille Diniz, annonce fin 2014 l'acquisition de 10% du capital de la filiale brésilienne de Carrefour.

Le partenariat avec Casino, un chapitre inachevé

En 2011, Abilio Diniz entend saisir la chance de devenir le numéro 2 mondial de la distribution en réalisant la fusion du groupe GPA avec Carrefour Brésil. Abilio Diniz est de nouveau en mesure de projeter des investissements dans l'ensemble des secteurs économiques grâce à un accord signé à l'automne 2013 avec Casino, qui met fin à la clause de non-concurrence. Le regroupement de Carrefour Brésil avec GPA échouera du fait du refus de Jean-Charles Naouri et de l’abandon de la Banque Brésilienne de Développement.